discours

discours de la présidente au cours du 7ieme Congres Extrait du Discours de la Présidente à l’ occasion de la commémoration de la journée mondiale des infirmières durant le 7 IIème Congres de l’ANILH :
Bonne fête aux infirmières et infirmiers du monde entier en générale et d’Haïti en particulier.
Au nom des membres de l’Association Nationale des infirmières et infirmiers licenciés d’Haïti et en mon nom, nous vous souhaitons la plus cordiale bienvenue à notre 7ieme congrès annuel, à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale des infirmières et infirmiers, ayant pour thème, Les infirmières et infirmiers : une force pour le changement pour des systèmes de santé plus résilients

Campbell et alliés (2014) nous rapporte que la résilience d’un système de santé réside dans sa capacité à réagir, à s’adapter et se renforcer après un choc, qu’il s’agisse d’une flambée épidémique, d’une catastrophe naturelle ou d’un conflit.
Un système de santé pour être résilient doit être un système de santé solide .Selon OMS (2007) Un système de santé englobe l’ensemble des organisations ,des institutions ,des ressources et des personnes dont le but est d’améliorer la santé, il englobe aussi les initiatives visant à améliorer les déterminants sociaux de la santé ainsi que ,plus directement ,l’état de santé . Quand est-il de notre système de santé ? A partir de ce qui a été dit, nous pouvons constater que notre système de santé ne répond à aucun de ces critères.
Notre système de santé est faible : Financièrement dépendant, notre système de santé est dominé par des petits projets supportés par des personnes de pays différents qui dirigent chacun leur projet.
Un système de santé résilient doit être solide c’est dire être financièrement indépendant. Un système de santé solide est avant tout un projet de société, construit par cette société, un partenariat privé –public .Un système de santé nationale, dynamique, à la recherche constante d’une amélioration pour le bien être de la population.
Les infirmières, plus présentes et plus nombreuses dans un système de santé, doivent être au centre des décisions, et avoir le pouvoir de contrôler la qualité des soins infirmiers fournis à la population, nous n’avons ce pouvoir, vue la quantité de ONG de la santé présent sur le territoire que échappe à notre contrôle. Et aussi des écoles d’infirmières non reconnues, dont la formation est nettement en dessous du niveau obligatoire.
Pour répéter le Conseil des Infirmières et infirmiers, Le CII , Les Associations nationales d’infirmières focalisent l’engagement de la profession infirmière dans et au delà du secteur de la santé au niveau national et international. Les associations doivent continuer de travailler avec les gouvernements, notamment au renforcement du système de santé et à l’instauration des conditions nécessaires à la maximisation de la contribution des infirmières et infirmiers, en agissant contre le sous effectifs, le manque de formation et les erreurs dans le déploiement des personnels..
Trop souvent, les infirmières ont le sentiment de ne pas être entendues, d’être isolées et exclues des structures et processus décisionnels. Cependant, l’intérêt suscité par les OOD au niveau mondial et national ouvre de nombreuses perspectives pour la création de Partenariats et d’Alliances. Pour éviter la duplication des efforts et garantir la pérennité des progrès réalisés jusqu’ici, les infirmières doivent coordonner leurs stratégies avec les programmes d’actions des institutions multilatérales , notamment l’Organisation mondiale de la Santé en créant et en saisissant des opportunités de travailler et de nouer des partenariats avec des gouvernements ,des organisations non gouvernementales ,des institutions d’enseignements et de recherche et, s’il convient ,avec le secteur privé, les donateurs ,de même qu’avec d’autres membres des équipes de santé multidisciplinaires (sages femmes, médecins et travailleurs de santé communautaires et autres…).
`Les infirmières peuvent s’engager dans des actions de plaidoyer et de lobbying en faveur du changement Au plan national et international ,l’attention focalisée sur les objectifs de développement durable, les ODD offrent aux infirmières de nombreuses opportunités de prendre des initiatives stratégiques en vue de la transformation des systèmes de santé, processus et politiques ,et d’influencer les prises de décisions par les patients, les communautés ,les parlementaires et les pouvoirs publics.
Qu’en est-il du rôle de notre Association pour un système de santé résilient ?
Notre Mission est de Promouvoir le développement de la profession infirmière et de garantir les services de qualité à la population dans le respect des valeurs fondamentales d’excellence et d’intégrité.
Notre vision : Que la population haïtienne reçoive les soins infirmiers de qualité qui soient régis par le code de déontologie de la profession.
En Juillet 2010 quand notre équipe a été élue pour diriger l’ANILH, la situation générale était difficile, un pays fragile, compte tenu des problèmes de l’heure accentués par les inondations successives, le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, suivie d’une épidémie de cholera. C’est dans ce contexte que nous avons accepté de relever le défi. Celui de mener à bien cette institution qui comme acteur de la société civile organisée, avait le devoir de participer à la reconstruction du pays. Particulièrement en aidant les infirmières dans leurs taches quotidiennes, à ne pas avoir peur et avoir confiance en elles. Fortifier nos actions, défendre et promouvoir l’autonomie de la profession d’infirmière étaient devenue notre priorité et l’est encore. Nous avons donc accélérer nos démarches auprès des autorités concernées en leur proposant un texte de loi pour un ordre infirmier haïtien. Une reconnaissance d’utilité publique ne suffit pas, pour nous permettre d’agir EFFICACEMENT et acquérir notre autonomie. En attendant cette loi, nous avons continué à travailler sans relâche auprès de nos membres pour répondre aux besoins de nos infirmières et infirmiers dans les établissements privés ou publics, à travers nos filiales dans les autres départements du pays.
Notre Association a compris le rôle que les infirmières doivent jouer auprès de la population en leur fournissant des soins et des services appropriés, à la transformation du système de santé.(CII : Puisque les infirmières et infirmiers sont souvent les seuls professionnels de santé auxquelles de nombreuses personnes auront accès leur vie durant : c’est pourquoi elles sont particulièrement bien placées pour atteindre, selon des modalités parfois très innovantes, les populations mal desservies et désavantagées. Le professionnel en sciences infirmières est formé pour comprendre la nature complexe de l’entretien de la santé et du bien-être, de l’impact des facteurs psychosociaux et socio-économiques, de ce fait la portée de leur action dépasse les problèmes immédiats. En ce sens notre intervention, en matière de santé primaire et de la prévention de la maladie est devenue une priorité. La présence infirmière toutes spécialités confondues auprès des populations les plus désavantagées est incontournable, la ressource infirmière est inestimable auprès de toutes les instances gouvernementales par le caractère des services qu’elles offrent dans les endroits les plus reculés du pays.)
La profession infirmière est guidée par des valeurs et des normes, expression d’une philosophie déterminée qui se base sur un concept construit à partir de trois éléments essentiels :
Une vision de l’Homme, Une vision de la santé et de la maladie,
Et une vision ,des soins infirmiers, référencée soit à une ou des théories, soit à des modèles de soins infirmiers
Il est donc Urgent que nos parlementaires considèrent la nécessité de voter le projet de loi déposé depuis juillet 2010 afin de doter la profession d’un Ordre Infirmier Haïtien (O I H ) pour :
Contrôler l’exercice de la profession infirmière en Haïti, afin de combler ce manque d’autonomie potentiellement préjudiciable à la profession majoritairement composée de femmes et de garantir au public des prestations de services de bonne qualité dispensée par des professionnels qualifiés agissant selon les règles déontologiques de la profession .
Nous sommes conscients que la situation économique d’Haïti est précaire, mais nous sommes riches en ressources humaines et naturelles, Organisons les, utilisons les à bon escient. Nous devons réussir, solidairement, en mettant les intérêts collectifs au-dessus de tout.
Mettons nos ressources en commun afin de relever le défi celui d’un système de santé résilient.
Chers concitoyens nous avons raté la santé pour tous en l’an 2000. Nous avons raté LES OBJECTIFS DU MILLENEAIRE 2015. ll est temps de prendre nos responsabilités, et de Travailler ENSEMBLE POUR NE PAS RATER LES Objectifs du Développement Durables DE 2030.
• Chacun devra apporter sa contribution dans la construction D’UN SYSTEME DE SANTE SOLIDE, NATIONAL POUR LE BIEN ETRE DE LA POPULATION, SANS DISCRIMINATION AUCUNE OU TOUS LES Haïtiens pourront se faire soigner en Haïti par des professionnels de Santé Haïtiens.
Nous souhaitons donc, qu’au cours de ce Congrès Scientifique, Les recommandations de nos ateliers nous permettrons de trouver des pistes de solutions, pour étudier les perspectives d’avenir et mettre nos ressources en commun pour des actions concrètes et durables.
Je vous remercie de votre patience et votre écoute attentive

Lucile Charles